vendredi 3 avril 2009

Low-cost : comment voyager pour pas cher

Au Maroc, le transport aérien commence à accueillir les premières compagnies low-cost. Les marocaines Atlas blue et Jet4you proposent des trajets à des prix abordables.

Les compagnies aériennes low-cost déploient leurs ailes dans le ciel marocain. Atlas blue, Jet4you, EasyJet, Ryanair… la libéralisation du transport aérien au Maroc attire d’ores et déjà nombre de compagnies offrant des trajets à des prix défiant toutes concurrences. « Low-cost, low fare et high quality », tels sont les fondamentaux du mode économique d’Atlas blue, comme dirait Zouhair El Aoufir, qui dirige cette filiale à 100 % de Royal Air Maroc (RAM) depuis sa création au mois de mai 2004.

Pourtant, nombreux sont ceux qui pensent que le mode low-cost pourrait être gêné dans son développement au Maroc par la faible progression de l’Internet et le retard pris pour développer les transactions commerciales à travers la Toile. «Bien que la plate-forme d’Atlas blue sur le Web fasse partie des trois premiers sites marchands marocains en terme de chiffre d’affaires, il n’en demeure pas que l’Internet constitue bien le talon d’Achille des low-cost au Maroc. Et ce n’est pas Jet4you qui dira le contraire !», note un observateur du transport aérien au Maroc.

Avec un objectif de 1,5 million de voyageurs d’ici 2010, Jet4you a commencé à desservir le premier vol low-cost Casablanca-Paris (Orly) depuis hier dimanche 29 octobre. Pour pallier ce handicap, cette compagnie a fini par opter pour le mode de paiement classique utilisé par les compagnies régulières.

«Le modèle d’une compagnie low-cost repose sur la vente directe, à travers Internet ou les centres d’appels, grâce au paiement électronique par carte de crédit. Au Maroc, le paiement électronique n’est pas encore opérationnel, rendant la commercialisation par Internet et les centres d'appels difficilement applicable», avoue-t-on chez Jet4you. En effet, la vente directe des tickets, principalement via Internet, est préférable parce que ce mode évite les frais induits par les agences de voyages et les systèmes de réservation informatique.Ainsi, «pour rendre accessible nos vols aux clients marocains ne disposant pas de cartes de crédit internationales, Jet4you innove en étant la première compagnie low-cost au Maroc à mettre en place un réseau d’agences de voyages partenaires à travers les principales villes du Royaume».

Ces deux compagnies marocaines ne sont pas les seules opérationnelles dans ce segment du transport aérien. L’Open Sky permettra certes à de nouvelles compagnies de desservir la destination Maroc. En fait, les Etats membres de l’Union européenne doivent signer au préalable un nouvel accord relatif à la déréglementation du trafic aérien visant la création d’un Espace aérien européen commun (EAEC) incluant le Maroc. La signature de cet accord est prévue vendredi 17 novembre. Pour garder ses parts de marché, Atlas blue compte élargir son champ d'activité dans plusieurs pays européens : «La politique de développement d'Atlas blue est ambitieuse. Elle se traduira par l'acquisition de deux avions par an. Ainsi la flotte sera-t-elle constituée de 14 appareils en 2008-2009 avant de passer à 24 avions à l'horizon 2012».Même ambition pour la première low-cost privée marocaine. Avec un capital de 60 millions de dirhams, cette compagnie compte quatre actionnaires : Guy Marrache et Ahmed Benabbès Taârji (20 %), le groupe allemand TUI (40 %), Attijariwafa bank (20 %) et la Société générale marocaine de banques ( 20 %). À l'horizon 2010, Jet4you ambitionne d’avoir aune flotte de 10 appareils et une équipe de 395 collaborateurs.

Mode d’emploiLe modèle typique de la compagnie aérienne à bas prix est caractérisé par les points suivants :

- Une seule classe à bord;
- Un seul type d'avion pour réduire les coûts d'entretien. Il s'agit le plus souvent de Boeing 737 ou d'avions de la gamme Airbus A320;
- Un système de prix simple : généralement le prix augmente au fur et à mesure que l'avion se remplit, ce qui force les voyageurs à réserver le plus vite possible;
- Pas de sièges réservés, forçant ainsi les passagers à embarquer tôt et rapidement;
- Utilisation des terminaux, voire d'aéroports secondaires, moins bondés et donc moins chers;
- Des vols courts et des escales rapides;
- Des trajets simplifiés, privilégiant les vols points à points, en évitant les plates-formes de correspondance;
- Des repas payants, également une source de profit pour la compagnie.

Compagnie aérienne à bas prix


Une compagnie aérienne à bas prix (souvent désignée en français par le terme anglais de compagnie low cost) est une compagnie aérienne proposant généralement des vols court ou moyen-courrier à des prix peu élevés mais offrant moins de services que les compagnies traditionnelles.
Le concept aérien est né aux États-Unis à la fin des années 1940 mais sans se développer jusqu'au courant des années 1970 avec le succès de Southwest Airlines. Ces compagnies à bas prix sont apparues en Europe au début des années 1990 puis se sont étendues à une grande partie du monde. Le concept même de voyage économique existait toutefois en France dès la fin du XIXe siècle, l'Agence des Voyages Économiques proposait effectivement déjà des excursions « à prix très réduits ».
Dans l'industrie aéronautique, ce terme désigne donc les compagnies aériennes dont le coût structurel d'exploitation est moindre que celui de ses concurrents. Dans le langage courant, une compagnie à bas prix est une compagnie proposant des tickets peu chers, mais offrant peu de services associés au vol.

Histoire
La toute première compagnie à bas prix ayant connu le succès est Pacific Southwest Airlines, aux États-Unis, dont le premier vol eut lieu le 9 mai 1949On associe souvent à tort la naissance de ce type de compagnies aériennes à Southwest Airlines alors que cette dernière n'a commencé son activité qu'en 1971 et devint rentable en 1973. Avec l'avènement de la déréglementation du transport aérien dans les années 1990, ce modèle de compagnie s'est développé en Europe, les succès les plus notables étant la compagnie Irlandaise Ryanair qui entra dans ce marché en 1991 et la britannique easyJet créée en 1995. En 2004, une vague de création de compagnies à bas prix en Asie du Sud-Est et en Australie comme Air Asia et Virgin Blue a encore une fois montré que le modèle low cost était applicable à peu près partout, bien que les zones déréglementées soient plus propices à son développement. En 2006, une création de low cost a été annoncée en Arabie saoudite et au Mexique.
Les compagnies low cost menacent sérieusement les compagnies traditionnelles, ces dernières ne pouvant pas proposer des prix si bas du fait de leurs coûts d'exploitation, alors que le prix est pourtant le critère le plus important, du point de vue des consommateurs. De 2001 à 2003, alors que l'industrie aéronautique subissait les conséquences du terrorisme, de la guerre et de la pneumonie atypique, la plupart des compagnies traditionnelles s'endettaient alors que la majorité des low costs restaient rentables.
Beaucoup des compagnies ont alors opté pour le lancement de leur propre filière low cost : KLM a lancé Buzz, rachetée en 2003 par Ryanair, British Airways a lancé Go Fly, United Airlines a lancé Ted, et Air France a plus récemment étendu au départ d'Orly les services de Transavia, filiale de KLM.

Fonctionnement
Le modèle typique de la compagnie aérienne à bas prix est caractérisé par les points suivants :
Une seule classe à bord.
Un seul type d'avion pour réduire les coûts d'entretien. Il s'agit le plus souvent de Boeing 737 ou d'avions de la gamme Airbus A320 (Boeing 737-800 pour Ryanair et A319 easyJet par exemple)
Un système de prix simple : généralement, le prix augmente au fur et à mesure que l'avion se remplit, ce qui force les voyageurs à réserver le plus tôt possible(yield management).
Pas de sièges réservés (forçant ainsi les passagers à embarquer tôt et rapidement).
Utilisation des terminaux, voire d'aéroports secondaires, moins bondés et donc moins chers (mais également moins bien équipés et ne pouvant parfois pas faire atterrir les avions en cas de mauvais temps, faute d'équipements permettant les approches adaptées).
Des vols courts (maximum trois heures) et des escales rapides (environ 25 minutes), un avion étant moins rentable au sol qu'en vol
Des trajets simplifiés, privilégiant les vols points à points, en évitant les plate-formes de correspondance.
Favorisation de la vente directe des tickets, principalement via internet pour éviter les frais induits par les agences de voyage et les systèmes de réservation informatique.
Des employés remplissant plusieurs fonctions : les personnels navigants commerciaux peuvent également être appelés à nettoyer l'avion durant l'escale.
Des repas payants (également une source de profit pour la compagnie)
Le carburant est acheté à l'avance, afin de minimiser son prix.

Low cost


Le low cost (terme anglais signifiant « bas coût »), est un modèle économique. Il a pour principe de répercuter, sur le prix final au consommateur, la minoration des coûts inhérents à un produit ou service. Ainsi, une entreprise se basant sur ce concept, cherchera à proposer des prix attractifs en minimisant ses coûts fixes et ses coûts variables.

La démarche du low cost est dans une certaine mesure l'inverse de celle de la montée en gamme.
Le low cost est notamment utilisé par les compagnies aériennes à bas prix dans le domaine du transport aérien. Mais le modèle économique du low cost se décline aujourd'hui dans d'autres domaines d'activité comme dans celui de l'ameublement design, l'automobile, ou dans la communication d'entreprise média, hors média ou interne.
De nombreux secteurs d'activité sont aujourd'hui touchés par le business model low cost.